Travail de la vigne

Le travail du viticulteur : la taille de la vigne en hiver

Quelles sont les opérations que vous avez déjà réalisées ?

Cet hiver, on a taillé là-dessus. Une taille en Guyot, sur des ceps qui ont une quinzaine d’années. On prévoit une baguette avec 3 à 4 yeux. Les yeux ce sont les futurs bourgeons. On les voit ici. Sur cette baguette vont pousser les sarments et puis les raisins. On crée ici une petite réserve pour les futures baguettes. Une sorte de rechange. On a aussi « fiché » c’est à dire changer les échalas qui étaient pourris ou qui s’étaient cassés. On a bien vérifié que les attaches des échalas étaient bien solides. On a aussi mis un petit peu d’amendement organique sur le sol sous forme de bouchons qui viennent de fumier d’ovins.

Donc c’est plutôt naturel ?

C’est pour nourir la vigne cette année, et fournir un peu plus d’éléments organiques.

Et la prochaine étape après avoir attaché la vigne ?

Au printemps on va « ébrouer » : on va enlever toutes les nouvelles pousses qui vont apparaître sur le vieux cep. Ce sont des pousses dont on n’a pas besoin, et qui viennent parasiter la pousse de la vigne.

Nous commençons par travailler le sol, retourner un petit peu la terre pour enlever toutes les racines des arbres qui occupaient auparavant ces terrasses. Nous remontons la terre du bas de la terrasse vers le haut.

Auparavant nous avons refait tous les murs en pierre sèche pendant l’hiver.

La plantation des boutures nécessite d’observer certaines règles, comme l’alignement des rangs d’une terrasse sur l’autre. Pour cela nous nous aidons d’un fil.

La plantation peut commencer avec des boutures issues de sélections massales de petite serine réalisées sur nos vignes. Chaque bouture est plantée une par une, sous ce fil et à 90 cm les unes des autres. L’espace entre les rangs est d’un mètre.

Il est nécessaire d’apporter beaucoup de soin à la plantation, car une vigne est plantée pour plus de cinquante ans en Côte Rôtie.